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    Honnêtement, combien de temps consacrez-vous à lire et analyser des articles scientifiques pour votre veille ou pour enrichir vos cours ? Si la réponse est « beaucoup », la plateforme SciSummary devrait vous être d’une grande... L’article SciSummary. Un assistant IA pour mieux exploiter les articles scientifiques est apparu en premier sur Les Outils Tice.

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    Dernière mise à jour le 19 mars 2025 Vous avez déjà tenté d’insérer du texte derrière le premier plan d’une image avec un logiciel classique ? Pas évident, hein ? Découpage fastidieux, masques compliqués…... L’article Text Behind Image. Un outil hyper simple pour intégrer du texte derrière vos images est apparu en premier sur Les Outils Tice.

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    Dernière mise à jour le 16 mars 2025 Il est difficile d’ignorer le danger : entre les réseaux sociaux contrôlés par des milliardaires aux idéologies extrêmes et les messageries instantanées, les fausses informations circulent... L’article Escape Fake : Un jeu en ligne pour aider les élèves à repérer les fake news est apparu en premier sur Les Outils Tice.

  • Mon Labo des Maths : Un outil interactif pour rendre les maths plus vivantes du CP à la 6ème

    Dernière mise à jour le 13 mars 2025 Un rectangle qui se décompose en clics, des dizaines qui se regroupent comme par magie, des angles qui se mesurent en temps réel… Dans votre classe,... L’article Mon Labo des Maths : Un outil interactif pour rendre les maths plus vivantes du CP à la 6ème est apparu en premier sur Les Outils Tice.

  • Motives and Methods: Building Resilience to Online Misinformation in Canada

    Motivations et méthodes : Renforcer la résilience face à la désinformation en ligne au Canada Julia Tue 01/04/2025 - 11:11 NOUVEAU RAPPORT DE RECHERCHE À VENIRHabiloMédias a conçu le projet de recherche Motivations et méthodes afin de mieux comprendre comment les Canadiens vérifient et partagent l’information en ligne, et de déterminer les meilleures approches pour les aider à reconnaître la désinformation en ligne et à y réagir.Cette étude s’inscrit dans la continuité du programme à succès FAUX que ça cesse de HabiloMédias, qui initie les Canadiens à la vérification de l’information. Pour ce projet, cinq nouvelles vidéos FAUX que ça cesse ont été créées afin de répondre à de nouveaux défis, comme les hypertrucages. Elles abordent à la fois les raisons pour lesquelles il est essentiel de vérifier l’information (motivations) et les façons de le faire (méthodes).L’étude, financée par Patrimoine canadien, sera publiée en avril 2025 et a utilisé des méthodes mixtes menées en deux phases : une enquête auprès de 5 000 Canadiens et des groupes de discussion interactifs.L’enquête a examiné comment la vérification des faits par les participants a évolué après avoir visionné une vidéo « FAUX que ça cesse », ainsi que leurs opinions sur l’accessibilité, la pertinence et l’impact de la vidéo. Elle a également exploré leurs motivations à partager de l’information, la fréquence à laquelle ils vérifient les faits et leur confiance en leurs capacités.Les groupes de discussion ont offert des perspectives approfondies sur les tendances, les thèmes et les différences démographiques apparus après l’enquête. Un groupe de discussion s’est spécifiquement concentré sur les adultes plus âgés (55 ans et plus), qui sont souvent plus vulnérables à la désinformation.Sur la base de ces résultats, nous formulons des recommandations pour concevoir des interventions vidéo efficaces qui renforcent la résilience des citoyens face à la désinformation au Canada.Cette recherche démontre que l’éducation aux médias numériques est efficace et encourage un large éventail de personnes à vérifier l’exactitude du contenu en ligne, notamment avant de le partager.Le rapport complet sera disponible fin avril. Cependant, en raison des prochaines élections canadiennes, HabiloMédias partage une version préliminaire de ce document présentant les principales conclusions résumant les résultats de l’étude. Ces informations peuvent être utiles pour les campagnes visant à combattre la désinformation liée aux élections.Ce que nous avons découvertDifficulté de discernement : La plupart des participants ont eu du mal à distinguer les vraies informations des fausses, s’appuyant souvent sur leur intuition ou des suppositions.Fiabilité des sources : Les participants étaient plus enclins à faire confiance aux informations provenant de publications reconnues, d’experts ou d’amis de confiance.Manque de connaissance des outils de vérification des faits : Beaucoup de participants pensaient que les outils de vérification des faits étaient difficiles à trouver, la plupart ne connaissant pas des outils relativement populaires comme Snopes.Paradoxe de la désinformation : Bien que croyant être aptes à repérer la désinformation, les participants se sentaient dépassés par le processus de vérification des faits, et la majorité avait du mal à déterminer si une information était vraie ou non.Désinformation visuelle (comme les hypertrucages) : Un peu moins de la moitié des participants ont déclaré croire pouvoir identifier des images générées par IA en ligne, mais beaucoup ont eu du mal à le faire lors des exercices, prenant des images fausses pour des vraies.Adultes plus âgés (55 ans et plus) : Les adultes plus âgés étaient plus susceptibles de croire aux fausses informations et avaient moins confiance en leur capacité à identifier du contenu faux comparé aux participants plus jeunes.Habitudes de partage : La plupart des participants ne partageaient pas régulièrement de contenu en ligne, mais ceux qui le faisaient disaient vérifier son exactitude avant de partager. **Efficacité des interventions vidéo FAUX que ça cesse** : Les participants ayant regardé une vidéo FAUX que ça cesse étaient légèrement moins susceptibles de partager une image fausse, et ceux ayant visionné la vidéo sur comment vérifier les faits étaient légèrement plus enclins à « rechercher » des informations pour en déterminer l’exactitude.Recommandations pour créer des vidéos sur la vérification des faitsVoici quelques points à considérer lors de la création de contenus vidéo traitant de la désinformation et enseignant la vérification des faits, basés sur nos recherches :Traiter la désinformation visuelle comme un sujet distinct : Abordez la désinformation visuelle séparément de celle basée sur le texte.Message rassurant : Faites savoir aux gens qu’il n’est pas nécessaire d’être expert pour repérer la désinformation visuelle, tout en reconnaissant que cela peut parfois sembler décourageant.Éviter les « astuces » : Ne vous fiez pas à des méthodes telles que zoomer sur les images ou mesurer la fréquence des clignements dans une vidéo, car ces « indices » peuvent devenir obsolètes.Accessibilité des vidéos : Faites des vidéos de moins d’une minute, utilisez un langage clair et concentrez-vous sur un message clé, surtout pour les adultes plus âgés.Scénarios pertinents : Partagez des histoires personnelles et des exemples réels pour aider les individus, en particulier les adultes plus âgés, à se sentir rassurés et moins seuls dans le processus de vérification des faits.**Encourager l’humilité intellectuelle** : Incitez les gens à reconsidérer leur capacité à distinguer les informations vraies des fausses et à reconnaître leurs propres biais et limites.Aborder le paradoxe de la désinformation : Reconnaissez que, bien que les gens pensent souvent être aptes à discerner la vérité en ligne, ils expriment néanmoins un sentiment de dépassement et une connaissance limitée en matière de vérification des faits.Enseigner le tri de l’information : Soulignez que toutes les informations rencontrées en ligne n’ont pas besoin d’être vérifiées. Les individus peuvent plutôt prioriser ce qu’ils doivent vérifier en fonction de la pertinence, de l’importance et de l’urgence perçues.Ces recommandations visent à améliorer l’efficacité des vidéos éducatives sur la vérification des faits, en tenant compte des défis actuels liés à la désinformation en ligne.Recommandations généralesHabiloMédias recommande les approches systémiques suivantes, basées sur cette recherche :Recherche continue : Mener des recherches régulières pour suivre le rythme auquel évolue le paysage de l’information en ligne et la désinformation.Responsabilisation des plateformes : Tenir les plateformes responsables de l’amélioration de la qualité de l’information diffusée en ligne, notamment en ce qui concerne le développement et l’utilisation d’outils de vérification des faits.Gouvernement : Élaborer et mettre en œuvre un plan d’action national pour l’éducation aux médias numériques, essentiel pour l’apprentissage tout au long de la vie nécessaire à la construction d’une résilience face à la désinformation.Collaboration intersectorielle : Encourager l’échange de connaissances et la collaboration entre les organisations communautaires et les autres parties prenantes clés (chercheurs, industrie, décideurs politiques, etc.) qui répondent aux besoins d’une population canadienne diverse, afin d’amplifier l’impact des interventions d’éducation aux médias numériques.L’éducation aux médias numériques est essentielle pour permettre aux Canadiens de naviguer dans l’information en ligne, de combattre la désinformation et de prendre des décisions éclairées. Ce projet fournit des stratégies fondées sur des preuves pour aider les chercheurs, les éducateurs et les décideurs politiques à améliorer les compétences des Canadiens en matière de vérification des faits et de pensée critique.

  • Workshop for youth (for workshops landing page)

    Atelier pour les jeunes (for workshops landing page) Penny Fri 17/01/2025 - 10:35

  • For general public (for workshops landing page)

    Ateliers pour le grand public (for workshops landing page) Penny Fri 17/01/2025 - 10:35

  • Integrity at MediaSmarts

    L’intégrité chez HabiloMédias Penny Tue 21/01/2025 - 08:09 Chez HabiloMédias, l’intégrité est au cœur de nos valeurs. Elle guide la manière dont nous cherchons des financements pour accomplir notre mission, formons des partenariats, restons fidèles à notre vision et répondons aux commentaires et aux questions. Nous incarnons cette intégrité dans tout ce que nous faisons, notamment nos projets de recherche, nos contenus éducatifs et nos initiatives de mobilisation des connaissances. L’intégrité se reflète dans notre organisation des façons suivantes : Nos partenariats avec les bailleurs de fonds reposent sur un engagement commun à promouvoir l’éducation aux médias numériques. Les bailleurs, qu’il s’agisse des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux ou de partenaires corporatifs, permettent à HabiloMédias de développer et de produire des recherches et des ressources éducatives essentielles. Aucun de nos bailleurs de fonds n’exerce d’influence sur nos activités, y compris sur le contenu de nos recherches et ressources. Nous conservons une indépendance éditoriale sur l’ensemble de nos contenus, qu’ils soient propres ou co-produits. Cette indépendance nous permet de formuler des recommandations fondées sur des données probantes et de fournir des retours constructifs directement à nos bailleurs de fonds et partenaires corporatifs, lorsque cela est approprié. HabiloMédias ne fait la promotion d’aucun produit ou service, et tout contenu offrant des conseils sur des outils ou plateformes numériques spécifiques ne constitue en aucun cas une publicité. Nous appliquons des pratiques de responsabilité publique envers nos bailleurs de fonds, qui comprennent des lignes directrices claires sur les conflits d’intérêts et le parrainage. Nous sommes également engagés dans une approche de recherche communautaire, qui inclut l’examen et l’approbation de nos études de recherches par le Community Research Ethics Office. En tant qu’organisme de bienfaisance enregistré, HabiloMédias est non partisan. Nous respectons toutes les réglementations établies par l’Agence du revenu du Canada qui interdisent à notre organisation de participer à toute activité partisane. Enfin, nous cultivons l’humilité intellectuelle. Au sein de notre équipe, nous restons à l’écoute des nouvelles preuves et des perspectives sur les pratiques exemplaires reconnues, ainsi que du consensus professionnel dans les domaines liés à l’éducation aux médias numériques. Nous apprenons de notre réseau de collaborateurs et adaptons nos positions en nous appuyant sur les meilleures données disponibles. HabiloMédias est fier d’être un chef de file dans la recherche et l’éducation aux médias numérique. Nous continuerons à orienter nos activités selon le cadre décrit ci-dessus, afin de garantir notre intégrité et notre indépendance.  

  • For parents (for workshops landing page)

    Pour les parents (for workshops landing page) Penny Fri 17/01/2025 - 10:35

  • Self-guided workshops and workshop kits (for workshops landing page)

    Ateliers autoguidés et kits d’ateliers (for workshops landing page) Penny Fri 17/01/2025 - 10:38

  • Media Safety Tips: Tweens (10-13 years old)

    Conseils en matière de sécurité dans les médias : Préadolescents (10 à 13 ans) Authentification de l'information Image corporelle Citoyenneté numérique Santé numérique Publicité et consommation Propagande haineuse en ligne Pornographie Vie privée Stéréotypes Julia Thu 16/01/2025 - 08:54 Fiche-conseil Document Conseils en matière de sécurité dans les médias : Préadolescents (10 à 13 ans) Deux grands changements surviennent à cet âge : le début de l’adolescence et (pour la plupart des enfants) le début de l’utilisation des téléphones et des médias sociaux. Bien que les plus jeunes utilisent la technologie numérique, il s’agit souvent d’un élément essentiel du développement et de l’épanouissement des préadolescents. Ils sont conscients des risques en ligne, comme les atteintes à la vie privée et les contacts avec des inconnus, mais le plus souvent de manière abstraite puisque ce sont les enseignants ou les parents qui leur en ont parlé, et non leurs pairs. Il en découle souvent un écart entre le risque qu’ils pensent courir et ce qu’ils font réellement. Risques liés aux médiasLes risques auxquels les enfants sont exposés dans les médias se répartissent en quatre catégories :les risques liés au contenu, lorsque les enfants sont exposés à des contenus préjudiciables comme la violence, la haine et les médias sexualisés, ou qu’ils s’y engagent;les risques liés au comportement, qui découlent de ce que font les enfants ou de leurs interactions avec d’autres utilisateurs;les risques pour les consommateurs liés à l’argent, à la publicité et à la collecte de données;les risques liés aux contacts avec d’autres personnes.ContenuBon nombre d’enfants de cet âge commencent à utiliser des plateformes conçues pour les adolescents plus âgés ou les adultes : plus de la moitié ont un compte TikTok ou Instagram, et 4 sur 10 ont un compte Snapchat.Au début de cette période, les enfants s’intéressent souvent davantage au monde extérieur et peuvent utiliser les médias pour s’informer sur des questions ou des événements d’actualité. Un tiers d’entre eux utilisent Internet pour consulter les actualités, bien que les loisirs (67 %) ainsi que le divertissement et les célébrités (53 %) restent les sujets les plus populaires.Puisqu’ils sont encore en train de construire leur culture générale, les enfants de cet âge ont souvent plus de connaissances qu’ils ne sont capables d’en interpréter. Ils sont plus susceptibles de voir des contenus trompeurs que n’importe quel autre groupe d’âge : 59 % d’entre eux déclarent en voir tous les jours. Ils apprennent à être sceptiques face aux contenus qu’ils voient en ligne, mais ils apprennent encore à juger si ces contenus sont fiables ou non. Ils sont également plus susceptibles de rencontrer du racisme, du sexisme et d’autres formes de contenu haineux.De nombreux préadolescents commencent à rechercher des informations sur la sexualité, mais ils ne savent pas toujours comment trouver des informations fiables ou comment éviter de voir des contenus inappropriés. À cet âge, seul 1 jeune sur 10 recherche intentionnellement du contenu pornographique, mais un quart d’entre eux en ont déjà vu sans l’avoir cherché. Ils en voient le plus souvent (dans 64 % des cas) lorsque ce contenu apparaît sur des sites Web, mais il peut aussi apparaître dans les moteurs de recherche (34 %), dans les réseaux sociaux (19 %) lorsque des amis le partagent (18 %) ou sur des sites de diffusion de vidéos (18 %).La représentation de genre et l’image corporelle sont des questions clés à cet âge, ce qui peut expliquer pourquoi les médias sociaux ont le plus grand impact sur le bonheur des filles pendant cette période. (La fin de l’adolescence en est une autre raison.) C’est à cet âge que l’écart entre l’image qu’elles ont d’elles-mêmes et celle qu’elles pensent devoir présenter en ligne est le plus grand. En particulier, elles se sentent obligées de se donner une image parfaite d’elles‑mêmes et de leur vie à tout moment. Elles sont de plus en plus conscientes de la différence entre les images idéalisées qu’elles voient dans les médias et leur propre réalité, mais ne disposent généralement pas de stratégies pour résoudre ce conflit de manière saine.Les jeunes de cet âge craignent davantage les dangers réalistes que les enfants plus jeunes et sont plus susceptibles de regarder intentionnellement des contenus effrayants ou « grossiers », qui peuvent dépasser ce qu’ils sont capables de gérer.ComportementLes enfants de cet âge sont de plus en plus indépendants et aspirent à davantage de liberté, mais ils ont encore besoin d’aide pour gérer leur temps et équilibrer l’utilisation des écrans avec d’autres activités.Bien qu’ils deviennent plus indépendants de leurs parents, c’est en fait l’âge où les enfants sont le plus influencés par leurs pairs et leurs « super-pairs », comme les influenceurs, les célébrités et les amis de leurs amis. Ils sont enclins à prendre des risques pour tester les limites et gagner un statut parmi leurs pairs, mais à cet âge, il leur est difficile de réfléchir clairement aux conséquences possibles de ce qu’ils font en ligne. Parallèlement, ils commencent à chercher des moyens d’avoir un impact positif, tant hors ligne qu’en ligne.Ils apprennent encore à gérer les conflits en ligne et les limites de la communication en ligne. Lorsqu’ils atteignent cet âge, ils passent souvent d’une communication avec une seule personne à la fois, par le biais de plateformes vocales et vidéo, à des outils comme les médias sociaux ou les textos de groupe, où ils s’adressent à un public plus large, tout en disposant de moins d’indices quant à la manière dont un message doit être interprété, ce qui peut mener à des conflits involontaires ou à des « situations dramatiques » (« drama » en anglais) lorsque ce qu’ils publient ou lisent est mal interprété.Les « situations dramatiques » sont plus fréquentes que la cyberintimidation intentionnelle : seul un quart des enfants de cet âge a été la cible de comportements méchants et cruels en ligne, soit moins que les enfants du milieu de l’enfance et les adolescents plus âgés. Dans ces situations, ils sont moins enclins que les plus jeunes à se tourner vers leurs parents ou tuteurs (1 sur 5 le ferait) et plus susceptibles de prétendre que la situation ne les dérange pas (1 sur 4). Lorsqu’ils se livrent à la cyberintimidation, c’est souvent pour se venger de quelqu’un (4 jeunes sur 10 ont indiqué que c’était la raison), se venger au nom d’un ami (1 sur 5), se venger d’autre chose (un peu moins d’un tiers) ou y prendre part parce que leurs amis le font (1 sur 4).C’est à cet âge que l’attitude des enfants à l’égard du partage de sextos s’établit. Alors que très peu d’enfants de cet âge ont envoyé (8 %) ou reçu (13 %) un sexto, environ un tiers des enfants à partir de cet âge qui ont reçu un sexto l’ont ensuite partagé avec d’autres personnes.À ce stade, les enfants sont très conscients de la nécessité de créer une image numérique spécifique, choisissant soigneusement les photos à cet effet (et les modifiant parfois). Plus d’un tiers d’entre eux déclarent ne publier que des contenus dont ils sont sûrs qu’ils n’offenseront ou ne contrarieront pas d’autres personnes, et presque autant disent que les autres attendent d’eux qu’ils ne publient que des contenus positifs en ligne. À cet âge, les enfants s’appuient fortement sur les commentaires de leurs pairs. Bien qu’ils soient conscients du caractère artificiel de leur comportement, ils sont plus susceptibles d’utiliser des comptes alternatifs ou privés (« finsta », c’est-à-dire des comptes Instagram privés) pour vivre une expérience plus authentique plutôt que d’utiliser leurs comptes principaux de manière plus authentique.Les jeunes à ce stade sont également vulnérables à une utilisation excessive puisque leurs besoins sociaux, ainsi que leurs attentes pour qu’ils restent en contact avec leurs parents tout en étant plus indépendants physiquement, augmentent au même moment où ils commencent à utiliser des outils médiatiques comme les médias sociaux qui sont conçus pour maintenir l’engagement des utilisateurs.ContactLes enfants de cet âge utilisent souvent de nombreux outils différents pour rester en contact avec leurs amis et leur famille, notamment des jeux, des réseaux sociaux et des applications de messagerie, ce qui signifie que les personnes qu’ils ne connaissent pas peuvent communiquer avec eux de différentes façons, et que le blocage des inconnus ou des « étrangers » devient une corvée nécessaire.À cet âge, les enfants se concentrent principalement sur les cercles d’amis et de pairs. Ce n’est que vers la fin de cette période qu’ils commencent à s’intéresser à des communautés plus larges, à l’exception des jeux en ligne et des célébrités dans les médias sociaux. Ils peuvent s’intéresser aux sous-cultures et commencer à explorer des communautés en ligne organisées autour d’intérêts personnels comme l’art ou le codage, ou de parties particulières de leurs identités. Cette démarche est généralement saine, mais elle peut parfois mener à des contacts avec des personnes qu’ils ne connaissent pas hors ligne. Les communautés en ligne fondées sur des intérêts communs, comme les forums et les wikis, leur permettent de développer leur identité et d’accroître leurs compétences ou leurs connaissances au-delà de ce qui est possible avec des pairs hors ligne.Ils peuvent prendre des mesures pour limiter le nombre de personnes qui peuvent voir ce qu’ils publient en ligne, mais ne pensent pas encore à d’éventuels futurs publics, comme les employeurs.Les jeunes de cet âge sont moins susceptibles que leurs aînés d’avoir reçu un sexto d’une personne qu’ils ne connaissent qu’en ligne, mais beaucoup plus susceptibles d’en avoir reçu d’un parfait inconnu (4 jeunes sur 10 ayant reçu un sexto l’ont signalé). Les jeunes sont les plus vulnérables à l’exploitation sexuelle, où des faux sextos sont utilisés pour encourager les jeunes à envoyer des sextos, qui sont ensuite utilisés pour faire du chantage.ConsommateurÀ ce stade, les jeunes considèrent généralement le monde en ligne comme un espace personnel qu’ils utilisent pour s’exprimer, socialiser et apprendre de manière autonome. Ils sont capables de peser les risques et les possibilités, mais accordent davantage d’attention aux avantages possibles. Ils prennent conscience des traces plus abstraites qu’ils laissent en ligne, comme la géolocalisation et la collecte de données, mais ne comprennent généralement pas encore leurs conséquences futures potentielles. Ils savent peu de choses sur ce que les plateformes font du contenu qu’ils y publient et des données recueillies à leur sujet.Au début de cette période, ils n’ont généralement qu’une connaissance limitée du fonctionnement des outils numériques comme les moteurs de recherche. Par exemple, ils imaginent Google comme une ressource humaine (une équipe ou un réseau de personnes qui répondent aux questions) plutôt que comme un algorithme. Par conséquent, ils se fient trop à des indices superficiels comme l’ordre des résultats pour juger de la fiabilité et ne comprennent pas que ce qu’ils recherchent est visible au moteur de recherche et que leur recherche peut avoir une incidence sur les publicités et le contenu qu’ils y voient (et sur d’autres sites).Les enfants de cet âge considèrent encore la vie privée essentiellement en termes interpersonnels et commencent à peine à imaginer les publics inconnus ou futurs possibles de ce qu’ils publient en ligne.Conseils de sécuritéIl existe quatre stratégies principales pour aider les enfants à devenir plus résilients face aux risques en ligne. Nous pouvons :sélectionner les expériences médiatiques de nos enfants;contrôler qui peut accéder à nos enfants et à leurs données;co-visionner les médias avec nos enfants;encadrer l’utilisation des médias de nos enfants.SélectionnerEspionner les enfants et leur retirer leurs appareils en guise de punition risque d’avoir l’effet inverse à cet âge. Un filtrage excessif risque également de provoquer une réaction de « fruit défendu », et les enfants sont souvent capables de le contourner. Même si cette mesure fonctionne, elle peut les empêcher de développer les compétences numériques dont ils ont besoin pour gérer les risques.Les préadolescents veulent garder le contrôle sur ce qu’ils voient en ligne : 4 sur 10 d’entre eux prennent des mesures pour éviter de voir de la pornographie. Aidez-les à le faire en leur montrant comment utiliser eux-mêmes les filtres, les termes de recherche et les paramètres de contenu (p. ex. le mode restreint sur YouTube ou TikTok). Puisque les enfants de cet âge commencent à chercher des informations sur une sexualité saine, proposez-leur des sources de qualité comme lesexeetmoi (une ressource offerte par la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada) et About Sex de la CBC.Bon nombre de réseaux sociaux offrent par défaut une expérience plus sûre aux jeunes adolescents. Il est donc important de s’assurer que les enfants donnent leur âge exact lorsqu’ils s’inscrivent. S’ils souhaitent vraiment utiliser une application de médias sociaux particulière, créez un compte partagé et géré par les parents qu’ils pourront utiliser jusqu’à ce qu’ils aient 13 ans.À cet âge, ils sont conscients des impacts négatifs d’une utilisation excessive ou compulsive, mais ne se sentent pas capables de la contrôler eux-mêmes. Ils ont besoin d’un soutien extérieur et peuvent même aimer que des adultes jouent les méchants et les obligent à se déconnecter.La plupart des enfants obtiennent leur premier téléphone non pas parce qu’ils l’ont demandé, mais parce que leurs parents voulaient pouvoir rester en contact avec eux. Cette situation peut être source de conflit puisque le téléphone représente plus d’indépendance pour les enfants, mais plus de surveillance pour les parents.ContrôlerLes enfants de cet âge ont besoin d’espaces sûrs pour passer du temps avec les personnes qu’ils connaissent déjà, et de moyens sûrs pour faire connaissance avec de nouvelles personnes. Demandez-leur s’ils savent comment empêcher des personnes qu’ils ne connaissent pas de les contacter dans des jeux, sur les réseaux sociaux et d’autres espaces en ligne, et comment limiter le public qui peut voir leurs publications en ligne. Si ce n’est pas le cas, proposez-leur d’apprendre à le faire ensemble.Lorsque les enfants commencent à utiliser un nouvel appareil ou une nouvelle application, passez en revue les fonctionnalités de confidentialité et assurez-vous qu’elles permettent de recueillir le moins de renseignements possible. S’il s’agit d’un iPhone, allez dans les réglages « Confidentialité et sécurité », puis dans « Suivi », et désactivez l’option « Autorisation du suivi par les apps ». Sur un téléphone Android, téléchargez l’application DuckDuckGo et activez la protection contre le suivi des applications. Montrez à vos enfants comment procéder et découvrez ensemble comment limiter la collecte de renseignements sur d’autres applications, navigateurs et sites Web.Co-visionnerÀ cet âge, le co-visionnement peut passer de l’utilisation commune des médias à la discussion avec les enfants de leur vie médiatique : ce qu’ils aiment, ce qui les emballe ou les réjouit, et ce qui les inquiète ou les contrarie. Si le simple fait d’être avec eux est une étape importante, c’est aussi une excellente occasion d’aider vos enfants à réfléchir de manière critique aux médias qu’ils consomment, en leur posant des questions à leur sujet et, parfois, en leur répondant.Commencez par explorer ensemble leurs centres d’intérêt en ligne. Regardez ensemble des vidéos de bricolage ou de cuisine qui posent des problèmes de sécurité et explorez les communautés en ligne qui les intéressent, comme les wikis.Les enfants de cet âge commençant à penser davantage en termes de valeurs et de morale, il est important de les aider à comprendre que les médias ne nous disent pas vraiment ce qu’il faut penser, mais qu’ils ont un impact important sur les choses auxquelles nous pensons : ces messages proviennent des personnages principaux ou des personnes citées dans un reportage, des personnes et des choses qui sont considérées comme importantes, et des gestes des personnages qui sont récompensés ou punis. C’est pourquoi même les médias les plus « insignifiants », comme les dessins animés, les messages sur les médias sociaux ou les jeux vidéo, peuvent avoir un impact important sur nous.Aidez vos enfants à comprendre que tout le monde partage des images idéalisées d’eux-mêmes et de leur vie en ligne. Par exemple, parlez des personnages des émissions ou des jeux préférés de vos enfants, ou de leurs instavidéastes, influenceurs ou youtubeurs préférés. Voient-ils plus ou moins souvent certains types de personnes (races, sexes, morphologies, capacités, etc.)? Différentes choses sont-elles souvent associées à différents types de personnes?EncadrerLes jeunes de cet âge devenant de plus en plus indépendants, il est important de leur apprendre à équilibrer les risques et les possibilités en ligne. Parallèlement, il est également essentiel de les aider à faire le point sur les ressources de recherche d’aide dont ils disposent. Discutez avec vos enfants de l’utilisation qu’ils font de leur téléphone et d’autres appareils et applications. Comprendre le rôle que ceux-ci jouent dans leur vie peut contribuer à éviter les conflits concernant les règles.La prise de risques est un besoin important des enfants à cet âge, mais ils ont besoin de soutien et de conseils pour le faire en toute sécurité. Des conversations ouvertes et encourageantes, avant et après avoir rencontré des risques en ligne, sont nécessaires pour renforcer leur résilience. Les enfants sont susceptibles de se braquer si leurs parents semblent les juger ou les critiquer, que ce soit eux-mêmes ou les choses qu’ils aiment.Aidez-les à reconnaître les « signaux d’alarme » qui suggèrent qu’une personne en ligne, qu’il s’agisse d’une personne rencontrée en ligne ou qu’ils connaissent déjà hors ligne, pourrait les manipuler psychologiquement pour les préparer à une relation sexuelle :en les complimentant, en particulier sur leur apparence;en leur demandant de communiquer en privé ou de les rencontrer en personne;en intégrant le sexe ou des sujets à caractère sexuel à la conversation;en partageant ou en leur proposant de partager des images à caractère sexuel, soit de la pornographie ou des photos de l’expéditeur;en leur demandant de ne pas parler de la conversation ou de la relation à leurs parents ou amis.Vous pouvez leur donner des moyens de quitter rapidement une conversation s’ils voient l’un de ces signes, par exemple en disant à la personne que vous l’appelez. Il est également important qu’ils sachent qu’ils doivent vous prévenir si un adulte qu’ils connaissent hors ligne demande à communiquer avec eux dans un espace privé en ligne.La capacité croissante des préadolescents à voir les nuances de gris signifie que les approches de l’utilisation des médias et du « temps d’écran » devraient maintenant se concentrer sur la détermination des utilisations moins saines et moins productives de la technologie des médias ainsi que sur la reconnaissance de la façon dont la conception des outils médiatiques peut promouvoir des modèles d’utilisation malsains. Demandez à vos enfants quelles activités médiatiques leur procurent un sentiment de bien-être et celles qui leur font du tort. Chaque enfant est différent : certains peuvent être affectés par une petite dose de quelque chose, d’autres par une grande dose de cette même chose, et d’autres encore ne pas être affectés du tout. Nous pouvons les aider à réfléchir aux activités médiatiques qui sont bonnes ou mauvaises pour eux et à la fréquence de leur utilisation.Ils ont toujours besoin de limites et aussi de savoir qu’ils peuvent s’adresser à vous, et ils sont souvent soulagés lorsqu’un adulte de confiance intervient pour les aider à résoudre un problème. (Dans l’ensemble, 7 sur 10 d’entre eux pensent encore que leurs parents en savent plus qu’eux sur la technologie.) Les règles doivent inclure à la fois un principe général (p. ex. « Respecter la vie privée des gens en ligne ») et des exemples précis (p. ex. « Toujours demander la permission avant de partager la photo de quelqu’un »). Rassurez-les en leur disant que vous ne réagirez pas de manière excessive s’ils viennent vous demander de l’aide et expliquez-leur où (et auprès de qui) ils peuvent obtenir de l’aide s’ils ne peuvent pas se tourner vers vous.Il est également primordial de parler aux enfants après que les choses aient mal tourné, et de les aider à faire face à ce qui s’est passé et à trouver des solutions, pour les aider à devenir résilients.Ressources supplémentairesPour les parentsAccompagnez vos enfants dans leur visionnement Aider les enfants à bien utiliser leur téléphone dès le départComprendre les systèmes de classementDiscuter avec les jeunes du sexisme dans les médiasFAUX que ça cesse : Pensée critique et désinformationLa peur et les médias Lignes directrices familiales sur les nouveaux appareils technologiquesParler aux enfants des préjugés irréfléchis en ligneParler aux jeunes des médias et de l’image corporelleParler de la publicité avec les jeunesParler de pornographie à vos enfantsProtéger sa vie privée sur les applications et sites Web commerciauxUtilisation des contrôles parentauxPour les préadolescentsCitoyenneté numérique : Développer de l’empathie et gérer les conflits en ligneCitoyenneté numérique : Éthique et protection de la vie privéeCitoyenneté numérique : Utiliser les technologies à bon escientComment chercher dans Internet de façon efficace?Composer avec le stress numériqueFAUX que ça cesse : Comment savoir ce qui est vrai sur InternetQue faire si quelqu’un est méchant envers toi en ligneUne plaisanterie peut blesser quelqu’un Conseils en matière de sécurité dans les médias : Petite enfance (de la naissance à 5 ans)Phase intermédiaire de l’enfance (6 à 9 ans)Préadolescents (10 à 13 ans)Adolescents

  • Media Safety Tips: Teens

    Conseils en matière de sécurité dans les médias : Adolescents Authentification de l'information Citoyenneté numérique Santé numérique Internet et communication mobile Propagande haineuse en ligne Parents Pornographie Vie privée Les sextos Stéréotypes Julia Fri 17/01/2025 - 08:32 Fiche-conseil Document Conseils en matière de sécurité dans les médias : Adolescents Bien que les adolescents ne soient pas dans une phase de développement aussi intense que les préadolescents, leur passage à l’école secondaire, ainsi que la fin de cette étape, peut être stressant. Deux idées importantes concernent les adolescents : le public imaginaire et la fable personnelle. Le public imaginaire les amène à surestimer l’attention que les autres leur prêtent, ce qui les conduit à prendre davantage conscience de leur propre personne et à considérer la vie privée principalement d’un point de vue de gestion de l’impression, c’est-à-dire qu’ils essayent de contrôler la façon dont les autres les voient. La fable personnelle amène les adolescents à se considérer comme le personnage principal d’une histoire et, par conséquent, à croire que les malheurs ne leur arriveront tout simplement pas. Les adolescents sont conscients des problèmes du « monde réel » et souhaitent généralement contribuer à trouver des solutions. Ils aiment devenir compétents dans des activités d’adultes et démontrer leurs compétences.Risques liés aux médiasLes risques auxquels les enfants sont exposés dans les médias se répartissent en quatre catégories :les risques liés au contenu, lorsque les enfants sont exposés à des contenus préjudiciables comme la violence, la haine et les médias sexualisés, ou qu’ils s’y engagent;les risques liés au comportement, qui découlent de ce que font les enfants ou de leurs interactions avec d’autres utilisateurs;les risques pour les consommateurs liés à l’argent, à la publicité et à la collecte de données;les risques liés aux contacts avec d’autres personnes.ContenuLes adolescents s’engagent plus activement dans les médias que les enfants plus jeunes. Ils ont une grande variété d’activités et choisissent parmi une plus grande variété d’œuvres médiatiques, et sont plus susceptibles de sélectionner des médias pour eux-mêmes en fonction de leurs propres besoins. Parallèlement, les choix médiatiques individuels sont plus importants pour l’identité des adolescents qu’ils ne le sont pour les enfants plus jeunes.Le modèle de pratique des médias de Jane Brown suggère qu’il existe un cycle dans lequel les préférences et l’identité des adolescents les amènent à choisir et à interagir avec des œuvres médiatiques en particulier. Ils appliquent ensuite ces œuvres médiatiques à leur vision d’eux‑mêmes et du monde, en copiant ou rejetant possiblement ce qu’ils ont vu. Ils développent ainsi leur identité, les incitant à sélectionner d’autres œuvres médiatiques.Les médias sociaux ont le plus grand impact sur le bonheur des garçons au début (14 à 15 ans) et à la fin (19 ans) de cette période. Ils ont moins d’effet sur les filles au début et au milieu de cette période, mais leur impact augmente à partir de l’âge de 19 ans.Les médias influencent particulièrement l’identité des rôles de genre à cet âge. Bien qu’ils ne soient pas des destinataires passifs des messages médiatiques, ils s’inspirent souvent des médias pour trouver des « scénarios » sexuels ou romantiques à suivre, qui peuvent inclure des scénarios romantiques malsains (comme la possessivité) ou sexuels tirés de médias explicites, y compris la pornographie.C’est à cet âge qu’ils sont les plus susceptibles de rechercher des informations et un soutien en matière de santé mentale. Ils peuvent rechercher des contenus liés à des comportements à risque (drogues, tabac, troubles alimentaires, etc.) et également se voir recommander ces contenus par des algorithmes.ComportementLes adolescents ne sont pas nécessairement plus susceptibles de prendre des risques que les plus jeunes. Ils sont exposés à davantage de risques et sont plus influencés par leurs pairs que les enfants plus jeunes. Toutefois, les considérer comme des « preneurs de risques stéréotypés » peut les amener à prendre des risques. Ils sont plus confiants dans leur identité que les préadolescents, mais par conséquent, ils peuvent être influencés par les groupes ou les sous-cultures dans lesquels ils ont trouvé leur place.À cet âge, ils commencent à prendre conscience de l’influence de la conception des outils médiatiques sur la manière dont ils les utilisent et des difficultés de communication qu’ils peuvent engendrer. Ils sont très sensibles aux signaux sociaux envoyés par les différentes fonctionnalités des applications (suivre, aimer, etc.). Ils développent des normes sociales fortes relatives à leur utilisation et ressentent souvent certaines obligations envers leurs amis et leurs pairs, ce qui peut les empêcher de dormir suffisamment puisqu’ils ont souvent l’impression qu’ils doivent être disponibles à tout moment pour soutenir leurs amis ou leur répondre.ContactLa plupart des groupes de pairs des adolescents sont établis et davantage influencés par leurs pairs que les adultes. Les jeunes timides ou peu confiants peuvent commencer à préférer passer du temps avec des personnes en ligne plutôt que hors ligne.Bon nombre d’entre eux commencent à nouer des relations amoureuses, ce qui peut engendrer de nouveaux défis. Ils doivent apprendre à fixer des limites appropriées en matière de confiance et de respect de la vie privée.Les jeunes de cet âge sont les plus susceptibles d’avoir rencontré en personne quelqu’un qu’ils ont d’abord connu en ligne (1 sur 5 l’a fait, contre 1 préadolescent sur 10, et seulement 1 enfant de moins de 11 ans sur 20). Dans la plupart des cas, les jeunes disent que cette expérience est positive pour eux, mais lorsqu’elle tourne mal, elle peut être très dangereuse.ConsommateurMême à un stade avancé de l’adolescence, les enfants comprennent encore mal la collecte de données par les entreprises et ses répercussions, ainsi que la longue « portée » que leur présence en ligne peut projeter. Ils se concentrent sur le contrôle des publics connus (parents, amis, etc.), mais ne savent généralement pas quelles informations les applications et les sites Web recueillent eux-mêmes, combien de temps ils les conservent, ni ce qu’ils peuvent en faire.À cet âge, ils sont très vulnérables au marketing d’influence. Ils ne réalisent peut-être pas à quel point les publicités qu’ils voient sont influencées par leur profil de données.Bon nombre d’adolescents sont également exposés à des publicités pour des jeux d’argent, mais ils ne comprennent pas les risques et les coûts de ces jeux d’argent.Conseils de sécuritéIl existe quatre stratégies principales pour aider les enfants à devenir plus résilients face aux risques en ligne. Nous pouvons :sélectionner les expériences médiatiques de nos enfants;contrôler qui peut accéder à nos enfants et à leurs données;co-visionner les médias avec nos enfants;encadrer l’utilisation des médias de nos enfants.SélectionnerLes filtres ne fonctionnent pas bien à cet âge, à moins que les adolescents n’aient participé à leur mise en place. Près de la moitié des adolescents prennent des mesures pour éviter de voir de la pornographie ou d’autres contenus inappropriés en ligne. Il est donc utile de leur montrer comment utiliser les filtres eux-mêmes ainsi que les termes de recherche et les paramètres de contenu (p. ex. le mode restreint sur YouTube ou TikTok). Assurez-vous qu’ils connaissent des sources d’information de qualité sur une sexualité saine, comme lesexeetmoi (une ressource offerte par la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada) et About Sex de la CBC. C’est aussi la période où les enfants sont susceptibles d’éprouver des problèmes de santé mentale. Assurez-vous donc qu’ils connaissent les ressources en matière de santé mentale comme Mind Your Mind et les services de consultation comme Jeunesse, J’écoute.De nombreux réseaux sociaux offrent par défaut une expérience plus sûre aux jeunes adolescents. Il est donc important de s’assurer que les enfants donnent leur âge exact lorsqu’ils s’inscrivent. Vous pouvez également aider les adolescents à apprendre à sortir du « piège » de contenus malsains en faisant en sorte que les algorithmes de recommandations, comme la barre « Vidéo suivante » de YouTube et la page « Pour toi » de TikTok, oublient ce qu’ils savent d’eux et s’entraînent à leur montrer des contenus plus sains.Vous pouvez également les aider à refuser d’avoir des appareils dans leur chambre la nuit : comme ils se sentent obligés de rester en contact avec leurs amis, ils aimeront peut-être que vous jouiez le rôle du méchant. Si vous modifiez les règles concernant les heures d’utilisation des appareils, ou si vous leur retirez un appareil en raison de leur comportement, donnez-leur la possibilité d’en informer leurs amis afin que ces derniers ne pensent pas qu’ils les « abandonnent ».ContrôlerExaminez les paramètres de confidentialité et de collecte de données de leurs appareils et applications. Rappelez-leur de le faire chaque fois qu’ils acquièrent un nouvel appareil ou téléchargent une nouvelle application. S’il s’agit d’un appareil iPhone, allez dans les réglages, puis dans le menu « Confidentialité et sécurité », puis « Suivi » et désactivez l’option « Autorisation du suivi par les apps ». Sur un téléphone Android, téléchargez l’application DuckDuckGo et activez la protection contre le suivi des applications. Montrez à vos enfants comment procéder et explorez ensemble de quelle façon vous pouvez limiter la collecte de données sur d’autres applications, navigateurs et sites Web.Aidez-les à réfléchir à la manière dont ils souhaitent être perçus par leurs futurs publics et commencez à bâtir un « curriculum vitæ en ligne » qui met en valeur leurs loisirs, leur travail bénévole, leur créativité, etc.Co-visionnerBien qu’ils soient de plus en plus indépendants, les adolescents sont plus susceptibles que leurs parents de dire qu’ils s’intéressent à des expériences en ligne partagées.Les adolescents se font une idée précise des relations qu’ils sont censés entretenir à partir des médias. Soyez attentifs aux contenus qu’ils regardent, auxquels ils jouent et qu’ils écoutent et soyez prêts à parler de la façon dont ces contenus dépeignent les relations amoureuses et les stéréotypes de genre. Les enfants qui voient dans les médias des relations de violence physique ou psychologique sont plus susceptibles d’être violents envers leur partenaire. Parlez à vos enfants de la représentation des relations amoureuses dans les médias et des stéréotypes de genre. Parler des rôles de genre peut aider les jeunes à résister à la pression de leur partenaire et de leurs pairs qui les incitent à envoyer des photos de nature sexuelle à leur partenaire ou à les partager avec leurs amis.Les enfants de cet âge commencent souvent à regarder volontairement des films d’horreur et d’autres contenus dérangeants, et sont également susceptibles de voir du matériel dérangeant sans le chercher. Mieux ils comprennent comment les médias sont créés, plus ils sont capables de gérer leurs expériences, mais ils doivent aussi savoir qu’ils peuvent toujours venir vous voir s’ils voient des contenus qui les perturbent.EncadrerLes adolescents doivent apprendre à évaluer les risques et à reconnaître les facteurs qui les rendent plus susceptibles d’adopter des comportements à risque. Ne partez pas du principe que tous les adolescents prennent des risques ou sont incapables de prendre de bonnes décisions : cette approche pourrait influencer la façon dont ils se perçoivent et les amener à prendre plus de risques qu’ils ne l’auraient fait autrement. S’ils connaissent un moyen sûr de faire quelque chose qu’ils veulent faire, ils préféreront généralement ce moyen à un autre plus risqué.Ne pensez pas que les enfants n’ont plus besoin d’être guidés une fois qu’ils ont atteint la fin de l’adolescence. C’est à la fin de l’adolescence que les médias sociaux ont le plus d’impact sur le bonheur des enfants. Il s’agit d’une autre période d’indépendance accrue, et des changements importants surviennent souvent dans leurs réseaux sociaux hors ligne. C’est aussi la période où ils sont le plus susceptibles de vouloir faire une différence positive en ligne. Demandez-leur de quelle façon leurs influenceurs ou youtubeurs préférés ont fait une différence en ligne (ou hors ligne). Discutez des choses qui sont considérées comme normales ou qui sont récompensées dans leurs espaces en ligne. Sont-ils d’accord? Si ce n’est pas le cas, que peuvent-ils faire pour changer les choses?Même à l’adolescence, les règles établies à la maison ont une influence sur le comportement des enfants en ligne. Ces règles doivent être moins axées sur des routines et des procédures spécifiques que sur des valeurs et des principes généraux comme « être gentil avec les autres en ligne » et « réfléchir à deux fois avant de partager une photo avec n’importe qui ». Il est également important de se méfier de la « surcorrection », c’est-à-dire assouplir les règles pour ensuite les resserrer dès qu’un problème se présente. Les conflits n’en seront que plus nombreux avec les enfants et ces derniers seront moins susceptibles de respecter les règles.Les adolescents sont susceptibles de surestimer à la fois les risques et les avantages possibles de toute action. Ils surestiment également le nombre de leurs pairs qui font la même chose qu’eux. Lorsque vous leur parlez de risques, concentrez-vous sur les conséquences qui semblent probables et directement pertinentes. La neuroscientifique britannique Sarah-Jayne Blakemore donne comme exemple le fait d’avertir les adolescents que fumer « donne une mauvaise haleine ou met les plus jeunes enfants en danger. » Comme ils sont très attachés à leur nouvelle indépendance, ils « réagissent aussi à l’idée qu’il s’agit d’une industrie pour adultes qui les exploite pour gagner de l’argent ».Assurez-vous que les adolescents comprennent ce qu’est une relation saine et malsaine et l’importance de ne pas se sentir obligés de faire des choses qu’ils ne veulent pas faire, comme prendre des photos explicites d’eux-mêmes. Dites-leur qu’il n’y a jamais de bonne raison de partager une photo ou une vidéo intime ou embarrassante sans l’autorisation de la personne qui y figure.Expliquez-leur pourquoi il est répréhensible que des adultes aient des relations sexuelles ou amoureuses avec des mineurs et assurez-vous qu’ils comprennent que les prédateurs en ligne ne sont souvent pas des « étrangers », mais des personnes qu’ils connaissent déjà et qui utiliseront des outils numériques pour communiquer en privé avec eux. Aidez-les à reconnaître les « signaux d’alarme » qui suggèrent qu’une personne en ligne, qu’il s’agisse d’une personne rencontrée en ligne ou qu’ils connaissent déjà hors ligne, pourrait les manipuler psychologiquement pour les préparer à une relation sexuelle :en les complimentant, en particulier sur leur apparence;en leur demandant de communiquer en privé ou de les rencontrer en personne;en intégrant le sexe ou des sujets à caractère sexuel à la conversation;en partageant ou en leur proposant de partager des images à caractère sexuel, soit de la pornographie ou des photos explicites;en leur demandant de ne pas parler de la conversation ou de la relation à leurs parents ou amis.Vous pouvez leur donner des moyens de quitter rapidement une conversation s’ils voient l’un de ces signes, par exemple en disant à la personne que vous l’appelez. Il est également important qu’ils sachent qu’ils doivent vous prévenir si un adulte qu’ils connaissent hors ligne demande à communiquer avec eux dans un espace privé en ligne, et qu’ils ne doivent jamais rencontrer quelqu’un qu’ils ont rencontré en ligne sans vous en parler d’abord. Les adolescents sont très conscients de l’hypocrisie. Il est donc plus important que jamais de veiller à ce que l’utilisation que vous faites des médias soit un bon exemple pour eux.Ressources supplémentairesPour les parentsAccompagnez vos enfants dans leur visionnement Bâtissez votre marque : établir une présence positive en ligneCommuniquer en toute sécurité en ligneDiscuter avec les jeunes du sexisme dans les médiasFAUX que ça cesse : Comment savoir ce qui est vrai sur InternetFAUX que ça cesse : Pensée critique et désinformationLa peur et les médias Lignes directrices familiales sur les nouveaux appareils technologiquesParler aux enfants de la haine en ligneParler aux enfants des préjugés irréfléchis en ligneParler de pornographie à vos enfantsParler de sextage avec vos enfantsProtéger sa vie privée sur les applications et sites Web commerciauxPour les adolescentsCitoyenneté numérique : Éthique et protection de la vie privéeCitoyenneté numérique : Utiliser les technologies à bon escientCommuniquer en toute sécurité en ligneComposer avec le stress numériqueQue dois-je faire si je reçois un message à contenu sexuel? Conseils en matière de sécurité dans les médias : Petite enfance (de la naissance à 5 ans)Phase intermédiaire de l’enfance (6 à 9 ans)Préadolescents (10 à 13 ans)Adolescents

  • Media Safety Tips: Middle Childhood (6-9 years old)

    Conseils en matière de sécurité dans les médias : Phase intermédiaire de l’enfance (6 à 9 ans) Santé numérique Internet et communication mobile Publicité et consommation Cinéma Parents Vie privée Télévision Julia Fri 17/01/2025 - 10:36 Fiche-conseil Document Conseils en matière de sécurité dans les médias : Phase intermédiaire de l’enfance (6 à 9 ans) Les élèves du primaire sont déjà des utilisateurs actifs des technologies numériques. Bien qu’ils soient généralement surveillés lorsqu’ils vont en ligne, de nombreux enjeux doivent encore être pris en compte. Au cours de cette période, ils commencent à intégrer les ordinateurs et Internet dans leur vie quotidienne. À la fin de cette période, ils sont généralement très actifs dans les jeux et les environnements virtuels. Ils développent leur capacité de comprendre des concepts abstraits, mais ces concepts doivent être introduits dans le contexte des activités quotidiennes. Par exemple, l’importance de la confidentialité en ligne peut être introduite en leur faisant penser à des moments ou à des endroits de la maison qu’ils voudraient garder privés. Risques liés aux médiasLes risques auxquels les enfants sont exposés dans les médias se répartissent en quatre catégories :les risques liés au contenu, lorsque les enfants sont exposés à des contenus préjudiciables comme la violence, la haine et les médias sexualisés, ou qu’ils s’y engagent;les risques liés au comportement, qui découlent de ce que font les enfants ou de leurs interactions avec d’autres utilisateurs;les risques pour les consommateurs liés à l’argent, à la publicité et à la collecte de données;les risques liés aux contacts avec d’autres personnes.ContenuPrès de 8 enfants sur 10 de cet âge utilisent YouTube, et un tiers utilisent TikTok. Ils sont beaucoup plus susceptibles que les enfants plus jeunes de voir des contenus inappropriés, que ce soit en ligne ou dans les médias traditionnels.Pendant cette période, les enfants restreignent généralement leurs centres d’intérêt et aiment bien s’améliorer dans différents domaines et sujets. Les deux tiers d’entre eux utilisent Internet pour en savoir davantage sur leurs loisirs. À cet âge, l’acquisition d’un niveau élevé de compétences ou de connaissances peut devenir une source de prestige, ce qui peut les amener à consulter un plus grand nombre d’applications et de sites Web, à la recherche d’informations anecdotiques ou de conseils d’expert.Les enfants de cet âge sont capables de faire la différence entre la fiction et la réalité. Ils repèrent généralement avec précision les textes clairement irréels, comme les dessins animés, et les textes censés être considérés comme réels, tels que les actualités. Cependant, ils sont moins sûrs des œuvres plus réalistes. Tout ce qui brouille la frontière entre la réalité et la fiction, comme la téléréalité, sera probablement considéré comme réel.Ils comprennent les morales simples des œuvres médiatiques et y réagissent, mais les messages plus complexes peuvent être mal compris. Ils accordent plus d’importance aux comportements qu’ils voient le plus souvent, comme lorsqu’un personnage adopte un comportement négatif pendant la majeure partie d’une émission et ne se comporte de manière positive qu’à la fin. Toutefois, une brève explication qui rend le message ou la morale explicite comble l’écart.C’est en fait la tranche d’âge la plus susceptible d’être effrayée par des contenus qu’elle voit dans les médias. Contrairement aux enfants plus jeunes, ils sont conscients de la tension qui existe et peuvent être effrayés par des choses qui ne se sont pas encore produites, en particulier lorsqu’il y a des indices en ce sens comme une musique effrayante.ComportementC’est à cet âge que les habitudes liées à l’utilisation des écrans se mettent en place. Il est beaucoup plus facile de prendre de bonnes habitudes à cet âge que plus tard. Vous pouvez établir des règles et des routines quant aux moments et aux endroits où l’utilisation des appareils est autorisée, et la durée de leur utilisation.Les enfants de cet âge utilisent les plateformes numériques pour communiquer avec leurs amis et leur famille. Un tiers d’entre eux ont été victimes de cyberintimidation, la moitié ont déclaré qu’ils en avaient été victimes dans le cadre d’un jeu en ligne, tandis qu’un quart d’entre eux ont déclaré en avoir été victimes dans un texto ou un message et un cinquième dans un réseau social. Un tiers d’entre eux ont déclaré qu’ils se tournaient vers leurs parents pour obtenir de l’aide lorsqu’ils en sont victimes. Un sur cinq dit ne rien faire pour montrer à l’intimidateur qu’il n’est pas affecté. Un autre cinquième dit qu’il espère simplement que l’intimidation va cesser.Ils acquièrent la capacité de gérer leur pensée et leurs émotions et d’entretenir des relations plus complexes. Cependant, le besoin de s’intégrer au groupe devient également plus fort. Un enfant de cet âge sur six a déjà intimidé quelqu’un en ligne. La façon la plus courante de le faire (71 %) est d’injurier quelqu’un, mais un sixième des cyberintimidateurs ont publié ou partagé une photo embarrassante.La raison la plus souvent invoquée pour justifier l’intimidation : il s’agissait d’une « simple plaisanterie ». Ils sont moins susceptibles que les enfants plus âgés d’essayer de se venger de quelqu’un qui les a intimidés ou de le faire parce qu’ils s’ennuyaient. Les enfants de cet âge se soucient généralement grandement de l’équité et de l’égalité et peuvent développer de l’empathie au cours de cette période si elle est favorisée et encouragée. ContactDe nombreux enfants de cet âge utilisent des sites de diffusion de vidéos comportant des éléments de réseaux sociaux, comme YouTube et TikTok. Entre un cinquième et un quart d’entre eux utilisent des réseaux sociaux comme Instagram et Snapchat. Bon nombre jouent également à des jeux multijoueurs en ligne comme Roblox et Fortnite, où ils peuvent entrer en contact avec des personnes qu’ils ne connaissent pas hors ligne. Un peu plus de la moitié d’entre eux possèdent leur propre téléphone intelligent.Les enfants de cet âge ont une compréhension plus complexe de la vie privée que les plus jeunes. Ils sont beaucoup plus susceptibles de partager des contenus personnels avec leurs amis, mais moins enclins à les partager avec d’autres personnes en général. S’ils protègent ainsi davantage leur vie privée, ils sont également susceptibles de partager des renseignements personnels avec un contact en ligne qu’ils considèrent comme un ami.Un jeune sur cinq a déjà reçu un contenu en ligne qui l’a mis mal à l’aise. Lorsque c’est le cas, ils sont plus susceptibles (71 %) d’en parler à un parent ou à un tuteur. La moitié d’entre eux bloquent la personne qui leur a envoyé un tel contenu.ConsommateurÀ cet âge, les enfants peuvent commencer à comprendre que les applications, les sites Web et les jeux, notamment, sont tous connectés. Ils commencent à comprendre l’idée des données sensibles ou des informations d’identification personnelle. Vous pouvez les aider à comprendre cette notion en parlant d’espaces privés (comme la salle de bain) ou de choses qu’ils ne voudraient pas que quelqu’un sache (comme les fois où ils ont été méchants envers quelqu’un ou raconté un mensonge).Ils commencent à comprendre les risques liés au partage de renseignements en ligne, mais font encore majoritairement confiance aux autres, y compris aux applications et aux sites Web, pour respecter leur vie privée. La « vie privée » est encore perçue en termes très concrets (p. ex. numéro de téléphone, adresse, etc.). Ils ne comprennent pas que des éléments, comme les recherches ou ce qu’ils font en ligne, peuvent être vus par d’autres et influencer le contenu qu’ils voient.Bon nombre des applications et des jeux destinés aux enfants de cet âge intègrent des achats en ligne. Les enfants peuvent ressentir la pression sociale qui les pousse à acheter, et l’application elle‑même peut également exercer une pression sur eux. (Dans certaines applications, des personnages encouragent les enfants à faire des achats ou montrent des personnages tristes s’ils ne le font pas.)Ils peuvent commencer à se familiariser avec les droits d’auteur et l’utilisation équitable. C’est une période où l’utilisation éthique des contenus en ligne devient de plus en plus pertinente puisque les enfants commencent à utiliser Internet pour leurs projets de recherche scolaire.Conseils de sécuritéIl existe quatre stratégies principales pour aider les enfants à devenir plus résilients face aux risques en ligne. Nous pouvons :sélectionner les expériences médiatiques de nos enfants;contrôler qui peut accéder à nos enfants et à leurs données;co-visionner les médias avec nos enfants;encadrer l’utilisation des médias de nos enfants.SélectionnerPrenez le temps de vous renseigner sur tout nouveau jeu ou application avant de les laisser les télécharger, même s’ils sont gratuits. Laissez-leur plus de temps pour des activités en ligne éducatives, créatives, actives ou véritablement sociales.Les médias de qualité peuvent contribuer à l’acquisition de connaissances et de compétences. Aidez-les à trouver des médias adaptés à leurs besoins scolaires et personnels et utilisez des outils comme les signets, les listes de lecture et les moteurs de recherche personnalisés pour limiter l’exposition indésirable à des contenus inappropriés. Le filtrage d’Internet est utile, mais il est important d’aider votre enfant à trouver des sources d’information et de divertissement fiables et appropriées.La plupart des enfants de cet âge ne vont jamais au-delà de la première page de résultats lors d’une recherche. De même, ils ne savent pas comment les recherches ou les contenus sont sélectionnés ou diffusés. Ils peuvent commencer à cerner les genres journalistiques, à reconnaître la structure et les rubriques d’un journal, à comprendre l’organisation d’une salle de presse (qui fait quoi, échéanciers, routine quotidienne, etc.). Ils peuvent également commencer à se familiariser avec les normes journalistiques de base.Il est facile pour les parents de surestimer la capacité des enfants de cet âge de faire face à des contenus effrayants ou dérangeants. Soyez particulièrement vigilants lorsqu’ils partagent des médias avec leurs frères et sœurs plus âgés.Les trois quarts des enfants obtiennent leur premier téléphone à ce stade. Dans la plupart des cas, c’est parce que leurs parents voulaient pouvoir les appeler ou les texter. Avant de décider de donner un téléphone à un enfant, demandez-vous s’il comprend les règles et les valeurs que vous attendez qu’il respecte lorsqu’il l’utilise. Si vous décidez de ne pas lui donner de téléphone, passez en revue les stratégies qu’il peut utiliser pour vous joindre en cas de besoin. (Ces stratégies seront également utiles lorsqu’ils seront plus âgés si la pile de leur téléphone est déchargée.) Vous pouvez aussi leur donner un téléphone « non intelligent » qui n’a pas d’applications ni d’accès à Internet. N’oubliez pas que pour les enfants, un téléphone est synonyme d’indépendance accrue. Si le téléphone de leur donne pas plus de liberté en ligne, il devrait leur en donner davantage hors ligne (comme la possibilité de se rendre dans des endroits ou de faire des activités avec des amis par eux‑mêmes).ContrôlerEn général, les enfants de cet âge sont moins susceptibles d’utiliser les paramètres de confidentialité que les plus âgés. Il est important de vérifier les contrôles de confidentialité des applications et des autres outils qu’ils utilisent, de commencer par les niveaux les plus stricts et à leur apprendre à gérer leur propre vie privée.Utilisez des applications de messagerie ou de clavardage vidéo pour que vos enfants puissent parler à leurs amis lorsqu’ils jouent, sans avoir à utiliser le système de clavardage du jeu.Les enfants de cet âge qui ont un téléphone sont moins susceptibles d’avoir un forfait de données que les enfants plus âgés et aussi de compter sur la technologie Wi-Fi. Les escrocs mettent parfois en place de faux réseaux Wi-Fi comportant des noms comme « Liberty Network » afin d’espionner les utilisateurs. Vous devriez donc aider vos enfants à trouver des sources de Wi-Fi public sécurisé et vous assurer qu’ils reconnaissent un réseau légitime.Co-visionnerVisionner (et jouer) en compagnie de membres de la famille et d’amis peut être une expérience sociale positive, mais les enfants de cet âge ont encore besoin d’être incités et encouragés à s’engager de façon critique dans le contenu des médias. Lorsque vous regardez ou jouez en compagnie de vos enfants, n’hésitez pas à utiliser le bouton de pause pour parler de ce qui vous met mal à l’aise ou donner des exemples positifs.Il peut être révélateur pour les enfants de réaliser que tous les médias sont écrits et créés par des personnes qui ont leurs propres partis pris et expériences, et que les créateurs sont eux-mêmes influencés par les médias qu’ils ont vus. Comprendre que les médias ne sont pas des « fenêtres sur la réalité », mais plutôt le résultat de choix faits par leurs créateurs, a un effet important sur l’impact des médias sur les enfants.Vous pouvez donner des exemples de personnes qui ont participé à la création d’une œuvre médiatique que vous regardez ensemble : dans quelle mesure leurs choix, c’est-à-dire le contenu qui a été inclus ou omis et la façon dont il est présenté, ont-ils influencé l’impact de l’œuvre? La création d’un média peut également être une activité intéressante à faire ensemble puisqu’elle aide les enfants à comprendre que tous les médias ont été créés par des personnes.Demandez aux enfants s’ils pensent que leur youtubeur, instavidéaste ou influenceur préféré a été payé pour promouvoir un jeu, un jouet ou un autre produit : « Penses-tu qu’elle a été payée pour déballer ce produit? Si ce n’est pas le cas, penses-tu que l’entreprise lui a donné le produit gratuitement? Si c’était le cas, ta façon de voir les choses changerait-elle? »Les enfants de cet âge ont encore besoin d’être rassurés physiquement après avoir vu un contenu effrayant. Il est également possible de les aider à comprendre qu’une œuvre médiatique n’est pas réelle et à reconnaître les conventions, comme l’idée que le héros gagne toujours à la fin, qui leur permettront de relativiser une image ou un moment effrayant. Il peut également être utile de parler des moyens utilisés par les médias pour créer de la tension ou provoquer la peur (comme une musique effrayante) afin qu’ils puissent reconnaître à quels moments ils sont utilisés.EncadrerLes enfants de cet âge peuvent sembler à l’aise avec la technologie, mais 8 sur 10 d’entre eux pensent que leurs parents en savent plus qu’eux. Établissez des règles relatives à l’utilisation des appareils et aux comportements que les enfants peuvent, doivent et ne doivent pas adopter en ligne, et communiquez clairement ces règles. Ils comprennent les raisons qui sous-tendent les règles mais, parallèlement, ils sont plus susceptibles que les enfants plus jeunes de s’opposer à des règles qu’ils ne jugent pas raisonnables. Assurez-vous donc que les règles sont pratiques et reflètent des valeurs plutôt que d’être arbitraires.Il est également important de revenir sur les règles établies précédemment et de rappeler aux enfants qu’ils doivent venir vous voir si quelque chose de désagréable leur arrive en ligne.C’est également à ce stade que les enfants commencent à communiquer davantage avec leurs amis hors ligne par des moyens numériques comme la messagerie instantanée, mais ils doivent apprendre par des mécanismes d’adaptation et s’entraîner explicitement à gérer l’absence d’indices émotionnels dans ce média. Rappelez-leur de prêter attention à des éléments comme la tension et le rythme cardiaque pour identifier ce qu’ils ressentent lorsqu’ils utilisent les médias. Aidez-les à développer des stratégies conscientes pour éviter, minimiser et résoudre les conflits en ligne, par exemple en présumant le meilleur de l’autre personne, en discutant en personne et en faisant une pause avant de répondre.Devorah Heitner, experte en parentalité numérique, suggère de poser les questions suivantes.Que ferais-tu si tu faisais partie d’un groupe de messagerie et qu’un des membres te disait qu’il veut relancer le groupe sans toi?Que ferais-tu si quelqu’un disait quelque chose de méchant à propos d’un enseignant ou d’un autre ami?De quelle façon pourrais-tu dire à un ami qui t’envoie trop de messages que tu as besoin d’une pause?Ressources supplémentairesPour les parentsAccompagnez vos enfants dans leur visionnement Aider les enfants à bien utiliser leur téléphone dès le départAider les jeunes enfants à bien utiliser leurs appareils dès le départComprendre les systèmes de classementLa peur et les médias Lignes directrices familiales sur les nouveaux appareils technologiquesParler de la publicité avec les jeunesProtéger sa vie privée sur les applications et sites Web commerciauxQuatre conseils pour gérer le temps d’écran de vos enfants Utilisation des contrôles parentauxPour les enfantsCitoyenneté numérique : Développer de l’empathie et gérer les conflits en ligneComment chercher dans Internet de façon efficace?Comment être un témoin actifFAUX que ça cesse : Comment savoir ce qui est vrai sur InternetQue faire si quelqu’un est méchant envers toi en ligne Conseils en matière de sécurité dans les médias : Petite enfance (de la naissance à 5 ans)Phase intermédiaire de l’enfance (6 à 9 ans)Préadolescents (10 à 13 ans)Adolescents

  • Media Safety Tips: Early childhood (birth to 5 years old)

    Conseils en matière de sécurité dans les médias : Petite enfance (de la naissance à 5 ans) Internet et communication mobile Cinéma Parents Télévision Julia Fri 17/01/2025 - 10:58 Fiche-conseil Document Conseils en matière de sécurité dans les médias : Petite enfance (de la naissance à 5 ans) C’est pendant cette période que les enfants changent le plus. Pendant les deux premières années, leur univers se résume aux interactions avec leurs parents et à l’exploration physique du monde qui les entoure. À l’âge de 3 ans, ils commencent à comprendre les règles générales concernant le monde et leur propre identité et sont constamment curieux à ce sujet. Ils jouent aussi souvent à faire semblant, « essayant » différents rôles, y compris ceux de leurs parents et d’autres adultes qu’ils connaissent. Risques liés aux médiasLes risques auxquels les enfants sont exposés dans les médias se répartissent en quatre catégories :les risques liés au contenu, lorsque les enfants sont exposés à des contenus préjudiciables comme la violence, la haine et les médias sexualisés, ou qu’ils s’y engagent;les risques liés au comportement, qui découlent de ce que font les enfants ou de leurs interactions avec d’autres utilisateurs;les risques pour les consommateurs liés à l’argent, à la publicité et à la collecte de données;les risques liés aux contacts avec d’autres personnes.ContenuLes enfants de moins de 2 ans ne comprennent pas, ou comprennent peu, la séparation entre les médias et la réalité. À l’âge de 3 ans, ils peuvent reconnaître les publicités comme un type de contenu, mais ne comprennent pas encore pourquoi un contenu qui est de nature publicitaire devrait les rendre plus sceptiques.Entre l’âge de 2 et 5 ans, les enfants commencent à comparer les représentations des médias et leur propre vie et à répondre à des questions sur les médias. Vers l’âge de 3 ou 4 ans, ils sont capables de s’appuyer sur certaines caractéristiques évidentes des œuvres médiatiques. À l’âge de 6 ans, ils devraient être capables de réfléchir au créateur d’une œuvre médiatique, mais pas encore d’analyser les choix qu’il a faits pour la créer.Ils sont plus susceptibles d’être effrayés par des objets à l’apparence effrayante ou des personnages en danger. Ils ne comprennent pas les conventions comme les séquences de rêve et prennent chaque moment du média isolément. Un personnage en danger sera tout aussi terrifiant à leurs yeux s’il est sauvé plus tard, et un personnage effrayant ne sera pas moins effrayant s’il se montre stupide ou peu menaçant plus tard. Le réalisme virtuel n’a pas d’incidence sur la probabilité d’être effrayé : ils sont tout aussi effrayés par l’animation ou les images créées par ordinateur que par le cinéma.ComportementÀ partir de l’âge de 3 à 5 ans, les enfants commencent à apprendre les règles et les normes sociales. Ils sont de plus en plus capables d’utiliser la technologie de manière autonome, en particulier les appareils à écran tactile ou à commande vocale. Ils commencent à utiliser les appareils de manière plus indépendante pendant cette période, mais sont encore trop jeunes pour gérer leur propre temps d’écran.À la fin de cette période, ils devraient être en mesure de comprendre que nous ne pouvons pas toujours contrôler nos sentiments, mais que nous pouvons contrôler la manière dont nous y réagissons. Les parents ainsi que les frères et sœurs demeurent l’influence principale, plutôt que les pairs.ContactLes enfants reconnaissent que les personnes qu’ils connaissent hors ligne sont les mêmes que celles qu’ils voient en ligne. Certains aspects sont donc positifs : par exemple, une conversation vidéo avec un grand-parent sera bénéfique pour un enfant de moins de 2 ans. Mais ils ne reconnaîtront probablement pas qu’il peut être inapproprié pour d’autres personnes qu’ils connaissent hors ligne de leur suggérer de parler en privé en ligne.ConsommateurÀ cet âge, les enfants ne reconnaissent pas la nature réseautée d’Internet. Ils considèrent les applications et les sites Web comme des outils non connectés et ne comprennent pas que les applications peuvent suivre ce qu’ils font ou partager des données les concernant avec d’autres personnes. Ils sont susceptibles de considérer les personnages des applications et des vidéos comme étant réels et de réagir si ces personnages leur demandent de continuer de jouer ou d’acheter des articles.Conseils de sécuritéIl existe quatre stratégies principales pour aider les enfants à devenir plus résilients face aux risques en ligne. Nous pouvons :sélectionner les expériences médiatiques de nos enfants;contrôler qui peut accéder à nos enfants et à leurs données;co-visionner les médias avec nos enfants;encadrer l’utilisation des médias de nos enfants.ContrôlerDéveloppez de bonnes habitudes en matière de « surpartage parental ».Soyez conscient de la collecte de données que font les appareils intelligents et les applications de suivi (certaines applications le font même avant la naissance par le biais d’outils de suivi de grossesse).SélectionnerÉvitez autant que possible les médias sur écran pendant les deux premières années, y compris les médias « éducatifs ». Si les enfants de moins de 2 ans regardent ou utilisent des médias sur écran, poursuivez en parlant du contenu avec eux ou en leur lisant un livre, en leur chantant une chanson, en jouant à « faire semblant », ou en les faisant participer d’une autre manière sur le même sujet.N’utilisez pas les écrans pour réconforter les enfants ou gérer leurs émotions.Donnez l’exemple d’autorégulation en disant par exemple « C’était amusant. Faisons autre chose maintenant. »Utilisez des outils comme des minuteries pour limiter la durée d’utilisation des écrans.Trouvez et sélectionnez des médias adaptés à leurs besoins.Évitez la publicité et le contenu des influenceurs.Pour les enfants âgés de 3 à 5 ans, vous pouvez créer des comptes enfants sur des services de diffusion en continu comme Netflix et YouTube et vous abonner à des chaînes de qualité comme Sesame Street et CBC Kids sur YouTube. Certains sites vous permettent également de créer des listes de lecture de vidéos pour vos enfants.Co-visionnerLe co-visionnement en compagnie des jeunes enfants (âgés de 3 à 5 ans) peut être une expérience très positive. Une étude a révélé qu’une utilisation modérée des médias, chez les enfants en première année, était associée aux gains les plus importants en matière de langage, à condition qu’ils regardent ces médias en compagnie d’un parent.À cet âge, le co-visionnement cible trois principaux objectifs :définir ce qu’ils voient ou vivent;définir les mots et les concepts peu familiers;établir des liens avec leur expérience.Lorsque vous lisez des livres, écoutez de la musique ou assistez à un spectacle, encouragez les jeunes enfants à poser des questions et à partager leurs opinions et leurs réactions. Choisissez des médias qui leur permettent de distinguer des objets familiers comme des enfants, des voitures ou des animaux domestiques.Vous pouvez leur poser des questions qui les amènent à réfléchir à l’éducation aux médias, notamment : « Qui raconte l’histoire? S’agit-il de la même personne que celle qui a écrit l’histoire? »« Qu’est-ce que cette histoire te fait ressentir? »« S’agit-il d’une histoire réelle ou inventée? Comment le sais-tu? »Recherchez des livres qui mettent en évidence les concepts de l’éducation aux médias numériques, comme Chester de Melanie Watt, The Paper Bag Princess de Robert Munsch et The True Story of the Three Little Pigs de John Scieszka et de Lane Smith. Dénoncez les stéréotypes lorsque vous en rencontrez dans les médias, y compris les livres, et réfutez-les. Vous pouvez leur montrer comment les familles à la télévision ou dans les livres ressemblent, ou pas, à votre famille ou à celle de leurs amis.Si les livres électroniques sont préférables à l’absence totale de livres, la préférence doit toujours aller aux livres physiques : « mâchouiller un livre est la première interaction d’un enfant avec celui‑ci. Ultérieurement, il s’intéressera aux images et aux mots. »Il est plus utile d’apprendre aux enfants à reconnaître la publicité que d’essayer de la décoder. Ils ne comprennent pas encore que les publicités sont moins dignes de confiance parce qu’elles essayent de vous vendre quelque chose, mais ils peuvent apprendre à faire la différence entre le contenu qui est de nature publicitaire et celui qui ne l’est pas.Le réconfort physique, comme se blottir ou se tenir la main, est le moyen le plus efficace d’aider les enfants de cet âge qui ont vu des contenus effrayants ou dérangeants.EncadrerDonnez l’exemple d’une bonne utilisation des technologies, y compris des stratégies de gestion des conflits en ligne. Il s’agit notamment d’aider les enfants à reconnaître et à nommer leurs sentiments. (Il est important de le faire à tous les âges, mais surtout avec les très jeunes enfants.) Ils sont en fait plus susceptibles que les enfants plus âgés de modifier leur comportement en réponse à des changements dans le degré de risque perçu : si vous leur présentez une façon sûre et une façon risquée de faire quelque chose, ils choisiront la plus sûre.Donnez l’exemple de rôles de genre positifs. Les enfants qui croient aux stéréotypes sexistes traditionnels sont plus susceptibles d’adopter des comportements nocifs et dangereux pendant leur enfance et leur adolescence. La perception du genre par les enfants est influencée par divers facteurs, dont un considérablement important : voir un parent masculin s’occuper des tâches ménagères comme faire la cuisine ou le ménage.Établissez des règles à la maison qui précisent les raisons pour lesquelles différents outils médiatiques sont autorisés et à quels moments ils le sont. Encouragez les jeux créatifs utilisant des jouets numériques. Ressources supplémentairesAccompagnez vos enfants dans leur visionnement Aider les jeunes enfants à bien utiliser leurs appareils dès le départComprendre les systèmes de classementDiscuter avec les jeunes du sexisme dans les médiasLa peur et les médias Lignes directrices familiales sur les nouveaux appareils technologiquesParler de la publicité avec les jeunesQuatre conseils pour gérer le temps d’écran de vos enfants Utilisation des contrôles parentaux Conseils en matière de sécurité dans les médias : Petite enfance (de la naissance à 5 ans)Phase intermédiaire de l’enfance (6 à 9 ans)Préadolescents (10 à 13 ans)Adolescents